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La sérigraphie est sans cesse en mouvement, en évolution et en mutation.ou la caractéristique principale est sa souplesse d’application, sa « versatilité » qui en font la technique d’impression, de décoration, de marquage la plus souple et la plus diversifiée qui soit au monde.

 

Elle est à la fois artisanale et de plus en plus industrielle. Elle peut aussi être artistique et de très haute technologie dans certaines de ses applications (voir notre article page Boris). Etymologiquement, le terme «sérigraphie» tire son origine du latin sericum, qui signifie «soie», et de la racine grecque «graphein », qui signifie «écriture». Et pour cause : la sérigraphie a été développée par les japonais pour imprimer une multitude de blasons sur les kimonos. Les avantages de la sérigraphie, par rapport à d’autres techniques d’impression, sont nombreux. Ainsi, la sérigraphie permet un dépôt d’encre abondant, ce qui produit à la fois une couleur très intense, qui dure donc dans le temps, mais aussi une opacité inégalable.

 

Outre le fait que la sérigraphie peut s’appliquer à de très nombreux supports, elle est aussi une technique économique, même pour de petites séries de tirages.

 

Elle permet d’imprimer des motifs de façon répétitive avec une déformation presque imperceptible sur de nombreuses matières telles que : papier, carton, bois, plastique, métal, verre, textile (coton, nylon, polyester…), et bien d’autres encore dans la mesure où l’encre spécifique existe pour la matière en question. La sérigraphie est un procédé utilisé principalement dans le domaine des industries graphiques pour la signalétique (panneaux routiers, tableaux de bord, autocollants…), la publicité (affiches, objets, totems…) et le textile (tee-shirts, casquettes, maillots sportifs…).

 

Un peu de technique

 

En sérigraphie, on utilise un écran comme forme imprimante. Il est constitué d’un tissu tendu (anciennement en soie, remplacée par le polyamide majoritairement) et fixé sur un cadre (anciennement en bois, aujourd’hui en aluminium) à l’aide de colles spéciales tissus et de durcisseur. Le tissu vierge est uniformément poreux. Il doit être préparé pour que l’impression d’un motif soit possible, c’est le clichage. La maille de l’écran déterminera la quantité d’encre déposée.

 

Elle est exprimée en nombre de fils au cm : 9,15,21,31,43,77 (textile en général)et 90, 120, 150, 180 (autres applications). Suit alors le diamètre du fil (en microns) par exemple 90.040 = 90 fils/cm; diam. fil de 40 microns. Plus le nombre de fils est élevé, moins le dépôt est important et plus la finesse est élevée.

 

On utilisera des mailles élevées pour imprimer des détails (à partir de 120/140), des textes fins,.... Moins le nombre de fils est élevé (Maille 90 par exemple) et plus le dépôt sera important. On utilisera des mailles faibles dans le cas d’impressions d’aplats, lorsqu’on souhaite une opacité importante.